10.11.2006
L'écureuil au barebecue
Nous partons le matin pour rejoindre en pleine campagne, la maison des grands-parents de Mellinda. Leur maison est idéalement située dans un écrin de verdure paisible, une véritable petite maison dans la prairie.
Le beau temps étant toujours de la partie, nous nous attablons à l'extérieur où nous attend un somptueux barbecue agrémenté de salades toutes aussi délicieuses les unes que les autres. Ce banquet est un instant de pur bonheur où tous les convives sont heureux de discuter et rigoler ensemble : le fameux repas du dimanche midi.
Une des invitées est déjà venue en France, cela nous permet de discuter longuement à ce sujet. Par ailleurs, je dialogue un peu plus avec Mellinda. Jusqu'à présent, on n'a que très peu parlé ensemble : il n'y a pas vraiment de feeling entre nous. Mais l'ambiance détendue et notre passion commune pour la musique nous rapprochent quelques instants.
La douceur de cette journée fut très agréable, rien de tel avant d'entamer ma deuxième semaine de cours.
Seule question restée en suspend : était-ce réellement de l'écureuil au barbecue ?
18:50 Publié dans Une année USA (septembre 90) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Coups de main et sentiments
Je suis à nouveau de corvée de gazon : une fois par semaine, j'espère tenir le rythme… D'autant plus qu'une fois encore, le père me faite remarquer que ça n'est pas encore parfait.
Cela ne l'empêche pas de faire appel à moi ensuite pour fabriquer une fixation destinée à amarrer un bateau de pêche sur le pick-up.
Tandis que mes mains sont louées au service du chef de famille, je pense et repense inlassablement au bien être éprouvé hier soir et m'interroge sur mes sentiments et les siens.
13:25 Publié dans Une année USA (septembre 90) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une demi-mesure supplémentaire
Pour mon premier devoir de Government, j’ai eu un B ! Pour dire que le niveau demandé n’est pas très élevé.
En histoire, j’ai fait hier la connaissance d’une fille un peu excentrique à sa façon de s’habiller, Emie, et qui n’arrête pas de me poser tout un tas de questions. Je pense que je dois être une sorte d’amusement, de curiosité pour elle. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui encore, elle ne me lâche pas. Je traîne donc en sa compagnie avec Jason et Wolfgang.
De retour à la maison, j’ai joué au basket avec un mec du voisinage qui prend le même bus que moi. Le soir, après le repas, nous sommes retournés au lycée pour voir le match de football américain par lequel notre équipe, les Warriors, entament la saison régulière.
Comme dans les autres sports, les joueurs composant cette équipe sont recrutés après deux ou trois après-midi de tests, les Try-out, et suivent un entraînement quotidien de 14h30 à 17h30. Le championnat leur permet de rencontrer d’autres lycées du district avec à la clef, pour la meilleure équipe, une place en final d’Etat. En automne-hiver, ce sont le football américain, le basket, le hockey sur glace et la lutte qui sont les sports rois.
Le public est venu nombreux pour remplir les gradins et les cheerleaders, dans leurs tenues affriolantes, font le nécessaire pour mettre de l’ambiance. En France, celles que l’on nomme les pom-pom girls sont en fait des cheerleaders, « to cheer » signifiant « acclamer ». Grâce à des chorégraphies qui n’ont rien à voir, selon elles, avec de la danse, elles ont pour rôle de supporter leur équipe et d’inciter le public à conserver leur enthousiasme. A la mi-temps, la fanfare du lycée nous joue quelques classiques du répertoire Jazz Big Band. Viennent ensuite les pom-pom girls, qui dansent elles, pour un show très réussi.
Susan, l’une des cheerleaders de ma classe de français, vient s’asseoir à quelques reprises pour discuter gentiment avec moi. Elle répond à mes questions après cette première semaine passée au lycée et me donne de précieux conseils.
Quand elle n’est pas assise à mes côtés, elle s’active en face de moi, avec les autres cheerleaders, et je suis là dans les gradins, ignorant tout du match qui se joue derrière elle. A chaque fois que nos regards se croisent, que son sourire se joint au mien, mon cœur s’emballe agréablement et bat d’une demi mesure supplémentaire quelques secondes durant.
Les quinze années qui me séparent de cette soirée n’ont en rien entaché le souvenir que j’en garde. Il me suffit de fermer les yeux pour pouvoir recroiser son regard et son sourire si simple, si touchant.
Ce soir d’été 1990, mon cœur s’est emballé pour une ravissante cheerleader partageant ma classe de Français. Pour la petite anecdote, les Warriors ont gagné leur match sur un score de 10 à 7.
08:00 Publié dans Une année USA (août 90) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

