08.11.2006

La rentrée

Levé à 5h45, je pars pour le lycée une heure plus tard. Je découvre un établissement où les couloirs bordés par de longues rangées de casiers, sont gorgés d'étudiants faisant des allers-retours incessants.

Pour cette première journée, les lycéens sont répartis, selon leur année d'étude, dans des classes de permanence. C'est une jeune professeur, Miss Mueth, qui est responsable de notre classe. Intimidé, je me présente et suis invité à prendre place. Elle m'explique que tout au long de cette journée, il va être procédé à différentes formalités et que mon point de chute devra toujours être cette salle. Il fait très chaud et sans climatisation, on souffre quelque peu. Enfin la voix du proviseur résonne dans les hauts-parleurs situés dans chaque salle de classe.

On est invité tout d'abord à nous rendre au gymnase afin d’être pris individuellement en photo. Plus tard dans la matinée, les 400 élèves de terminale sont conviés dans l’auditorium du lycée (gigantesque !), pour recevoir les souhaits de bienvenue du Proviseur et de l’équipe administrative.
Les grandes lignes de cette année cruciale qui va être ponctuée de nombreuses cérémonies, nous sont énoncées. Le point d’orgue de cette dernière année de lycée étant bien entendu la remise des diplômes.

On nous avertit également des dangers de la drogue et de l'alcool au volant, en nous informant que l'an dernier cinq étudiants sont morts pour avoir nier ces dangers.

De retour en salle de permanence, Miss Mueth nous propose un Pictionnary. Chouette jeu, au cours duquel mes médiocres talents de dessinateur font tomber les barrières de la langue. Je discute d'ailleurs avec un type qui m'explique que les françaises ont la réputation d'être sophistiquées, allumeuses et de ne pas se raser sous les bras. Joli portrait…

Sinon, les personnes qui m'abordent sont assez sympathiques et plutôt ravies de s'entretenir avec un étudiant français.

Pour aller manger à la cantine, les élèves sont répartis en trois groupes, ce afin d'éviter les trop longues files d'attente. En dehors du menu de base, il est possible d'acheter des suppléments, tous sucrés ou salés, et en tous les cas d'une qualité diététique médiocre. Pour aujourd'hui, en tous cas, je me contente de ma pseudo pizza, de mon pudding au chocolat et de ma brique de jus d’orange.

En début d'après-midi, les cours achevés, je prends un de ces fameux bus jaunes pour rentrer à la maison. Dawn, que je n'avais pas revu depuis sa journée d'anniversaire, nous rend visite. Elle ne fréquente pas le même lycée que nous.

Plus tard, on me conduit dans un magasin de sport pour que je puisse m'acheter un beau blouson de baseball d'un rouge pétant, (Si pétant que je ne porterai que très rarement…).

Le dernier week-end

Dernier week-end avant la rentrée scolaire, on ne peut pas dire que je profite de ces derniers instants de liberté pour faire des choses particulières. Cette rentrée ne me procure pas de boule dans l'estomac comme les précédentes. Au contraire, je suis excité à l'idée de découvrir cette vie de lycéen relatée dans tant de séries télé.

Alors je savoure simplement ces choses de la vie quotidienne au goût si différent de ce que je connaissais jusqu'à maintenant et goûte au tacos made in USA pour la première fois.

07.11.2006

Le gazon

Une fois encore, la leçon donnée à ma famille par les organisateurs est mise en application : je suis de corvée. Il s'agit cette fois de tondre la belle pelouse située à l'arrière de la maison, ce qui ne me pose aucun problème compte tenu de mon expérience en ce domaine.

Afin de m'en acquitter de la meilleure façon qui soit, je dompte rapidement la tondeuse à essence et m'applique à passer et repasser en chaque endroit.

Au final, je suis plutôt satisfait de moi-même et, après avoir rangé le terrible engin, remonte à la maison pour prendre ma limonade bien méritée. Le père de famille observe avec moi le résultat de la baie vitrée mais n'est pas complètement satisfait du travail effectué. En effet, il me fait remarquer que les traces laissées par la tondeuse ne sont pas toutes bien parallèles, ce qui fait négligé. Sacrilège!…